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Défense stratégique

Plaintes croisées en matière de violence de genre

Lorsque les deux membres du couple portent plainte l’un contre l’autre, les conséquences sont très différentes pour chacun. Nous concevons la stratégie pour que la vérité des faits ne se perde pas dans la confusion.
Relu par Celeste Pérez Bleda, avocate au barreau d’Alicante nº 7301 · Mis à jour en octobre 2026

En bref

On parle de plaintes croisées (denuncias cruzadas) lorsque les deux membres du couple s’accusent mutuellement d’agressions lors d’un même épisode ou au cours d’une même relation. Le Code pénal espagnol ne les traite pas de la même manière : les violences physiques de l’homme sur sa partenaire ou ex-partenaire sont punies par l’article 153.1 de six mois à un an d’emprisonnement ou de travaux d’intérêt général, et celles de la femme sur l’homme par l’article 153.2 de trois mois à un an d’emprisonnement ou de travaux d’intérêt général. L’instruction de la plainte de la femme relève de la section des violences faites aux femmes (Sección de Violencia sobre la Mujer).

De quoi s’agit-il et pourquoi cela se produit

Elles sont fréquentes lors de disputes avec bousculades au cours desquelles les deux personnes subissent des blessures légères, ou lorsque, après une première plainte, l’autre personne porte plainte à son tour. Elles peuvent refléter de réelles agressions mutuelles, une situation de légitime défense ou une plainte instrumentale. Faire la distinction est la clé du dossier.

Pourquoi elles ne sont pas traitées de la même manière

  • Les violences de l’homme sur sa partenaire ou ex-partenaire constituent de la violence de genre (article 153.1 du Code pénal), avec des peines plus lourdes et la compétence de la section des violences faites aux femmes.
  • Les violences de la femme sur son partenaire masculin constituent de la violence domestique (article 153.2).
  • Dans les deux cas, l’interdiction d’approcher est imposée en cas de condamnation.

Comment nous construisons la défense

  1. Nous reconstituons les faits : qui a commencé l’agression, quelles blessures existent et si elles sont compatibles avec chaque version.
  2. Nous examinons la légitime défense lorsque la blessure a été causée pour repousser une attaque.
  3. Nous demandons les rapports médicaux et médico-légaux, et recherchons des témoins ou des enregistrements.
  4. Nous coordonnons les deux procédures pour que les déclarations soient cohérentes.

Questions fréquentes

Cela dépend de l’affaire et du lien entre les faits. Elles peuvent être traitées dans la même procédure ou dans des procédures distinctes ; nous l’analysons à la lecture du dossier.

Oui, s’il est établi que vous avez agressé l’autre personne. Avoir des blessures n’exclut pas à lui seul votre responsabilité, mais peut étayer une légitime défense.

Seulement si les faits sont vrais. Une fausse plainte est un délit. Nous l’évaluons avec vous avant toute démarche.

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