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Violence numérique

Cyberviolence et harcèlement en ligne : avocate à Alicante

Contrôle du téléphone, messages incessants, faux profils ou diffusion de photos intimes. La violence numérique est aussi de la violence, et le Code pénal la punit. Nous vous aidons à conserver les preuves et à porter plainte.
Relu par Celeste Pérez Bleda, avocate au barreau d’Alicante nº 7301 · Mis à jour en octobre 2026

En bref

La violence numérique peut constituer plusieurs délits : le harcèlement ou stalking (acoso, article 172 ter du Code pénal espagnol), qui comprend le fait de contacter quelqu’un avec insistance par tout moyen et de créer de faux profils en utilisant l’image de la victime ; la découverte et la révélation de secrets (descubrimiento y revelación de secretos) par l’accès au téléphone ou aux comptes d’une autre personne (article 197.1) ; et la diffusion d’images intimes sans consentement (article 197.7), qui depuis la loi organique 10/2022 punit aussi celui qui les transfère. Lorsque l’auteur est le partenaire ou l’ex-partenaire, les peines sont aggravées.

Les comportements qui constituent un délit

  • Harcèlement : surveiller, poursuivre ou contacter avec insistance par messages, appels ou réseaux sociaux (article 172 ter).
  • Faux profils : utiliser l’image d’une autre personne pour ouvrir des profils ou publier des annonces qui l’exposent au harcèlement ou à l’humiliation (article 172 ter.5).
  • Contrôle du téléphone : accéder sans autorisation aux messages, e-mails ou comptes (article 197.1).
  • Diffusion d’images intimes : partager des photos ou vidéos intimes sans consentement, même si elles ont été obtenues avec celui-ci, et les transférer (article 197.7).
  • Menaces et contrainte par des moyens numériques.

Comment conserver les preuves

  • N’effacez pas les conversations et ne bloquez pas l’auteur avant d’avoir sauvegardé les preuves.
  • Faites des captures d’écran où l’on voit la date, l’heure et le profil ou le numéro d’origine.
  • Pour renforcer la preuve, il est possible de faire établir un constat notarial (acta notarial) ou de commander une expertise informatique.
  • Si des images ont été diffusées, demandez leur retrait à la plateforme. L’Agence espagnole de protection des données (Agencia Española de Protección de Datos, AEPD) dispose d’un canal prioritaire pour ces cas.

Ce que nous faisons

Nous évaluons les délits en cause, préparons la plainte avec des preuves numériques bien documentées, demandons des mesures comme l’interdiction de communiquer et agissons pour faire retirer le contenu. Si c’est vous qui êtes accusé, nous analysons l’authenticité et l’intégrité des preuves numériques produites.

Questions fréquentes

Oui, mais elles peuvent être contestées. Pour les renforcer, il est conseillé de conserver l’appareil d’origine et, si nécessaire, de recourir à un constat notarial ou à une expertise informatique.

Oui. Depuis la loi organique 10/2022, l’article 197.7 du Code pénal punit également celui qui diffuse, révèle ou cède ces images après les avoir reçues.

Accéder au téléphone ou aux comptes d’une autre personne sans son consentement peut constituer un délit de découverte et de révélation de secrets, en plus d’être une forme de contrôle caractéristique de la violence de genre.

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