Famille et conflit
En bref
Un jugement en matière familiale n’est pas immuable. La garde, le droit de visite, la jouissance du logement ou la pension alimentaire peuvent être modifiés si les circonstances ont changé de manière substantielle et durable depuis leur fixation. Quelques exemples fréquents :
Depuis la loi organique 8/2021, l’article 94 du Code civil interdit de fixer un droit de visite en faveur du parent poursuivi dans une procédure pénale pour atteinte à la vie, à l’intégrité physique, à la liberté, à l’intégrité morale ou à la liberté sexuelle de l’autre parent ou des enfants, ou lorsqu’il existe des indices sérieux de violence domestique ou de genre, sauf si le juge le motive par l’intérêt supérieur de l’enfant. En outre, l’article 66 de la loi organique 1/2004 oblige le juge pénal à suspendre le droit de visite de la personne poursuivie pour violence de genre à l’égard de ses enfants, sauf décision motivée contraire.
Un projet de loi organique relatif aux mesures en matière de violence vicariante (violencia vicaria), présenté en juillet 2026, est en cours d’examen au Congrès et renforcerait ces mesures. Tant qu’il n’est pas adopté, les règles en vigueur s’appliquent.
Si le parent est poursuivi dans une procédure pénale pour violence contre l’autre parent ou les enfants, la loi prévoit la suspension du droit de visite, sauf décision motivée du juge dans l’intérêt de l’enfant. Chaque cas est apprécié au regard des preuves disponibles.
Si la procédure pénale est classée ou se termine par un acquittement, le parent concerné peut demander le rétablissement du régime antérieur ou l’adoption d’un nouveau régime.
Oui, si vos revenus ou les besoins des enfants ont changé de manière substantielle. Tant qu’aucune nouvelle décision n’a été rendue, la pension fixée reste obligatoire et cesser de la payer peut constituer un délit.
Base légale
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